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Anthracnose de la mangue (Mangifera indica L.) en Côte d'Ivoire: Caractérisation de l'agent pathogène et efficacité in vitro et in vivo de deux· fongicides chimiques

YAH N'guettia Marie

Thesis supervisor(s)

DIALLO-ATTA Taky Hortense; KOUASSI Koffi II Nazaire

En Côte d'Ivoire, l'anthracnose est la deuxième cause majeure de rejet des mangues exportées après celle causée par les mouches de fruits. L'anthracnose occasionne ainsi des pertes économiques énormes. Deux espèces de Colletotrichum sont associées à l' anthracnose de la mangue à travers le monde. En Côte d' Ivoire, les espèces associées à cette maladie sont peu connues. L'objectif de ce travail est de contribuer à l'amélioration de la production de la mangue en Côte d' Ivoire à travers la caractérisation de l'agent pathogène et son controle par l'utilisation de fongicides. Des mangues matures ont été collectées au champ, dans de la principale zone de culture et sur trois marchés de la ville d ' Abidjan en vue d'une part, d' étudier la symptomatologie, l'incidence et la sévérité de l'anthracnose, et d'autre part d' isoler et caractériser l' agent causal. L' efficacité de deux fongicides (Mirage et Callomil) a été testée in vitro et in vivo sur les souches pathogènes de Colletotrichum. Les résultats ont montré la présence de symptômes caractéristiques de l'anthracnose sur les fruits des différents marchés et ceux en provenance des champs. L'incidence et la sévérité de la maladie a varié d' une zone de production à une autre. Sur les cinq localités échantillonnées en 2010, les symptômes de l'anthracnose ont été observés seulement à Ferkessédougou et à Odienné avec des incidences respectives de 24 et 26 %. Cependant à Korhogo, Sinématiali et Napié, l'incidence de la maladie a été de O % .C. gloeosporioides avec des colonies de coloration blanche à grise et des conidies cylindriques et une espèce non identifiée de Colletotrichum avec des colonies de coloration jaune et rose et des conidies incurvées ont été associés aux symptômes. Le test de pathogénicité a montré que seul C. gloeosporioides est capable d' induire des symptômes de l'anthracnose avec des lésions sur 100 % des mangues inoculées avec une variabilité du pouvoir pathogène des souches d' une même zone. L' identification moléculaire réalisée à travers la PCR avec les amorces spécifiques 1TS4 I Cglnt pour C.gloeosporioides et ITS4 I Calot pour C. acutatum a montré que C. gloeosporioides est responsable des symptômes observés. L'analyse des séquences de la région ITS de I' ADN ribosomal a confirmé l'identité des souches étudiée à Colletotrichum gloeosporioides avec les souches de référence de GenBank. Des essais réaHsés avec deux fongicides (Mirage et Callomil) in vitro et in vivo ont montré une inhibition de 100 % pour le Mirage, tandis que pour le Callomil, cette inhibition a varié selon les doses. Le Mirage et le Callomil sont efficaces pour le contrôle in vitro et in vivo de C.gloeosporioides.

171p. Ill.
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