Réponse hydrologique des bassins versants à la dynamique de l'occupation du sol et à la variabilité climatique : Cas du bassin versant de la Hana dans le Sud Ouest de la Côte d'Ivoire
Description
La rivière Hana constitue avec ses affleunts Meno et Moumo, le principal cours d’eau du Parc National de Taï (PNT). Par ailleurs, ce parc constitue le fer de lance de la politique de conservation des écosystèmes forestiers en Côte d’Ivoire. Ainsi, la plupart des études menées dans cette aire traitent plus de leur richesse floristique et faunique que de l’impact de la variabilité climatique sur ces ressources en eau. Cependant, cet hydrosystème est sujet à des menaces agricoles. Le présent travail a donc pour objectif d’analyser la réponse hydrologique du bassin versant de la Hana à la variabilité climatique et à la dynamique de l’occupation du
sol. Pour y parvenir, une caractérisation de la variabilité climatique a été faite à l’aide des indices standardisés de précipitation et de débit, des tests hydro-statistiques de Pettit, Hubert et des coefficients moyens mensuels de débit de Pardé. Quant à l’aptitude du bassin à ruisseler, elle a été mise en évidence par l’exploitation dans un SIG, du Modèle Numérique de Terrain (MNT) et également par une étude diachronique des images satellites de 1986, 2003 et 2018. L’impact de la dynamique de l’occupation du sol sur les écoulements a été évalué par le modèle hydrologique HEC HMS (Hydrologic Engineering Center's Hydraulic Modelling System) . L’analyse des indices hydro-pluviométriques, a révélé une alternance d’années humides et sèches. Des ruptures ont été décélées en 1990 dans les séries de pluie et en 2009 aussi bien dans les séries de pluie que de débit. Ces ruptures ont engendré des déficits pluviométriques de plus de 21% et des excédents hydrométriques de 43,7 %. La réponse hydrologique du bassin à ces aléas climatiques de part et d’autre de la ruputre de 2009 s’est traduite par une modification du régime du cours d’eau du bassin. Les caractéristiques morphométriques, indiquent une propension du bassin à l’infiltration qu’à l’écoulement avec un indice d’intégrale hypsométrique de 0,46. Cet écoulement reste toutefois influencé par l’occupation du sol du bassin. Une réduction de 20,58 % du couvert forestier en 2003 au profit des cultures pérennes (+4,34) et des localités et sols nus (+2,38) a été constatée. Cependant, une reprise de 12,70 % de cette aire forestière est observée en 2018. L’impact de cette dynamique de l’occupation des sols sur les écoulements revèle que le bassin a été plus exposé au ruissellement en 2003 (CN= 61,9) qu’en 2018 (CN= 61,2) et moins exposé en 1986 (CN= 60,7). Les volumes d’eau écoulée confirment l’impact du couvert végétal sur les écoulements, avec des valeurs de 1,69.109 m3 , 4,66.109 m3 et 2,13.109 m3 respectivement en 1986 , 2003 et de 2018.
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Détails additionnels
Informations de publication
- Pages
- 182
Informations de thèse
- Thèse
- {'university': 'Université Nangui Abrogoua', 'department': "UFR Sciences et Gestion de l'Environnement", 'type': 'Doctorat', 'date_defended': '2024-02-24'}