Publié 1 janvier 2014
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Dissertation
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Mémoire de ces de parasitologie médicale et technique
Créateurs
- 1. Université Félix Houphouët-Boigny
- 2. UFR des Sciences Médicales
Contributeurs
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Description
La toxoplasmose est une anthropozoonose cosmopolite très répandue due un protozoaire apicomplexa de la classe des Sporozoa , Toxoplasma gondii qui affecte plus d'un tiers de la population mondiale. En Afrique de l'Ouest et particulièrement en Côte d'Ivoire , les prévalences chez les femmes enceintes varient entre 18.2 et 78 %. En dehors des modes de transmission bien connus, Il a été démontré que l'infection à Toxoplasma gondii peut être transmise lors de transplantation ou de transfusions sanguines à partir d'un donneur séropositif pour Toxoplasma gondii . Cette étude a pour objectif général d'identifier les risques en transfusion sanguine en Côte d'Ivoire, lié à Toxoplasma gondii . Matériel et Méthodes : Il s'agit d'une étude prospective portant sur la recherche des anticorps antitoxoplasmiques (IgG et IgM) chez 53 donneurs de sang de la commune d'Abobo. Les échantillons ont été acheminés au CNTS. Cette recherche a été effectuée par ELISA au laboratoire de qualification des dons du CNTS d'Abidjan. Résultats et discussion : Les anticorps antitoxoplasmiques ont été retrouvés dans le sérum de 40 sur les 53 donneurs de sang recrutés soit une séroprévalence globale de 75.47%. Sur ces 40 donneurs, 34 ont des IgG antitoxoplasmiques soit 64.15% et 6 ont des IgM soit 11.32%. 2 donneurs soit 3.77% avaient des IgM seul sans IgG et 7.55 % les deux types d'anticorps. Ailleurs, les travaux retrouvent des séroprévalences globales dispersées allant de 7.4% (Mexique), 9.3%(Thaïlande), 19.3%( Iran) à 53.7%( Inde). Vu que les donneurs de sang ne sont pas épargnés par la toxoplasmose, le risque de transmission est présent. Dans notre étude, nous avons appliqué le modèle mathématique de l'institut de veille sanitaire en France. Il a donc été calculé en prenant pour incidence 3% chez les femmes en âge de procréer résidant à Yopougon et varie donc entre 8 pour 100 000 et 172 pour 100 000 dons. En France, en 2003, il variait entre 1.37 pour 100 000 et 28.8 pour 100 000 dons soit 7 fois moins élevé que celui obtenu dans notre étude. Conclusion : Notre étude a permis de conclure que le risque de transmission par la transfusion de la toxoplasmose existe et qu'il est nécessaire de renforcer les mesures de sécurité pour les personnes polytransfusés, immunodéprimés et les femmes enceintes afin de réduire la morbidité liée à l'acte transfusionnel . Cette étude mériterait d'être effectuée sur un nombre plus important de donneurs appartenant à diverses communes et régions en Côte d'Ivoire pour mieux apprécier le risque transfusionnel lié à la toxoplasmose. Mots clé : IgG et IgM anti-toxoplasmiques, donneurs de sang, risque transfusionnel
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